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Нац. арх.

F12 1358.

1790.

На полях: ? repondre que le reculement des barri?res formera un nouvel ordre de choses.

A Messieurs

Messieurs les D?put?s de l’assembl?e nationale ? Versailles.

Supplient tr?s humblement les habitants de la communaut? de P?r soussign?s, terre de Montm?dy. Disent que les suppliants s’occupent ? travailler pour la manufacture en drap de Sedan pour filer la laine, que ladit-te ville est aux fronti?res de l’?tranger, que ces fabriquants de drap faisant filer tout au moins les trois quarts de leurs laines par ces ?trangers qu’ils d?boursent m?me plus de douze ? quinze mille livres, par semaine, ce qui fait un tort tr?s consid?rable, tant par l’?coulement de l’argent hors du Royaume que pour les ouvriers du pays fran?ais. S’il leur ?tait d?fendu de ne faire travailler leurs laines ailleurs qu’en France, cela ferait un grand avantage surtout pour les terres de Garignan, Montm?dy, Mouzon qui s’occupent au travail de cette manufacture, des pauvres laboureurs m?me ruin?s par les mauvaises campagnes n’ont presque rien moissonn? sont oblig?s de s’occuper ? filer, de m?me les pauvres vignerons aussi ruin?s par les gr?les de cette ann?e pourraient s’y occuper pour gagner leur vie de m?me, c’est ce qui engage les suppliants de recourir ? vos grandeurs.

Ce consid?r? Messieurs v? l’expos? en la pr?sente requ?te il vous plaise faire d?fenses aux fabriquants de la ville de Sedan de faire travailler ? l’avenir leurs laines hors du royaume, sous telles peines qu’ils vous plaira bon ?tre, on verrait tous les jours fleurir les habitants de cette contr?e. Les suppliants esp?rent de vos autorit?, et offriront leurs v?ux au ciel pour la conservation de vos pr?cieux jours.